Il y a des matins, comme ça ...
... Où dès 3h du matin, mes voisins décident de me faire le coup des lapins. Ce n'est pas la première fois, certes, ça commence par des crics crics discrets de lit rouillé de l'autre côté du mur, puis de plus en plus vite, de plus en plus fort, jusqu'au moment où ça me réveille pour de bon. Et puis aux crics crics s'ajoutent les cris de ma voisine qui a l'orgasme particulièment lyrique. En général ça ne dure pas trop longtemps, voire pas longtemps du tout (pauvre voisine! elle ne trompe vraiment que son mec avec ses cris de simulatrice!) ; et puis là, c'est bien ma veine, ce soir le voisin est en forme, ou bout de 15 minutes (histoire que j'ai quand même le temps de me rendormir, c'est moins drole si je n'ai pas à me réveiller, hein!) ils remettent le couvert. Et re-crics, et re-cris, j'ai des envies de mordre les murs. Et puis je me dis "zen, de toute façon ça ne dure jamais bien longtemps", et un peu de bossa dans les oreilles plus tard (jardim de Rosa Passos), je me rendors.
Et puis à 8h, c'est un autre type de marteau piqueur qui me réveille, un vrai de vrai, juste au-dessus de ma tête, parce que mon autre voisin, celui du dessus qui n'a pas de chérie et ne fait pas de calins, se venge en faisant des travaux. Bam bam bam, vrouuuuuuum, bam bam, au secours je suis au bord du pétage de plomb à la Bernie. Histoire de profiter des derniers 3/4 d'heure de sommeil qu'il me reste, je m'enfonce des boules quies jusqu'aux tympans, et me coule sous ma couette, zzzzzzzzzzzzzz... Et là horreur! Je me réveille 2h plus tard, je n'avais évidemment pas entendu mon réveil! Branle bas de combat, je file sous la douche, évidemment j'oublie ma serviette en chemin et sors dégoulinante de ma salle de bain, cours jusqu'à ma chambre, non non pas à poil, avec mon polo/pyjama qui du coup me colle à la peau (hyper agréable). Et puis je me sêche, hop hop, je suis pressée, je file sur mon balcon prendre mes dessous qui sêchent sur le fil, sans oublier de me faire copieusement siffler par les ouvriers d'en face (allez les mecs, remettez vous). J'arrive finalement à m'habiller, mais je suis hyper tendue. Qu'à cela ne tienne, je me mets une douce ballade romantique dans mon i-pod (1,2,3, elle est géniale cette chanson, merci Maudinette!) , et je m'en vais.
Evidemment dans le bus, quand par miracle il y a sufisamment de places assises libres pour que je n'ai pas l'impression de spolier une vieille dame, je m'assieds à côté du mec qui s'est baigné dans son eau de toilette, ou dans son flacon d'anti-moustique, je ne sais toujours pas. Au bord de l'asphixie je me dirige vers la sortie, juste quand le bus tourne, ce qui me projette sur le dit-mec. Vive le contact physique, maintenant je garde son odeur avec moi pour la journée. Arrivée au boulot, je fais le ninja à la Naruto (kage bushin no jutsu) pour que personne ne remarque que j'ai 1h de retard (maintenant je suis prete à jouer dans ta série Max!). Mais d'un autre côté, une fois assise au bureau, je me dis qu'il y a des grosses chance qu'ils soupçonnent quelquechose : mes chaussettes ne vont pas ensemble, mon top est à l'envers, et puis mon jean je l'ai boutonné en mode mardi avec mercredi. Un petit tour aux toilettes, tout revient dans l'ordre, je vais me chercher un café. Pour oublier tout ce chaos matinal, je me mets Lola à fond dans les oreilles (No me llames Dolores, llamame Lolaaaaaaa! La que siempre va sola por Barcelona buscando follon) : je suis à fond, seule dans mon bureau, je chante, je danse, mon café à la main... et là c'est le drame, je me le renverse sur le jean! Retour aux toilettes donc, je rince tout se bordel, je suis trempée mais ce n'est pas grave, pour aujourd'hui je n'ai même plus peur de m'afficher!
Alors en attendant que ça sêche, j'écris cet article! Souhaitez moi bonne chance pour affronter le reste de la journée :)