Vive la danse!
Cet article est tout particulièrement destiné à mes copines extravavieilles et aux autres amoureux de la danse. Je vous avait promis de vous raconter mes cours alors voilà, je vous embarque pour la meilleure journée de la semaine, le samedi, jour de la danse, des amis et des sorties :)
Tout d'abord ma journée du samedi commence par un réveil brutal, voire violent après la sortie du vendredi soir et mes heures de sommeil insuffisantes. Dring dring! Je massacre mon réveil, puis me sors des affres du sommeil pour me rappeler que s'il sonne ce matin, ce n'est pas pour aller travailler, mais pour aller danser! Ni une ni deux, je cours sous la douche, une queue de cheval bien haute plus tard et mon survet Extravadanse sur le dos, me voilà partie! Durant les 15 minutes de trajet qui me sépare du centre civique Elizalde, je m'échauffe par une marche rapide et surtout je me mets dans l'ambiance avec Sean Paul à fond sur mon i-pod. Et oui! Le premier cours de la journée, c'est le cours de ragga! La prof, Martha, est une petite brune rigolote et punchy qui a puisé dans toutes les influences musicales de ragga, reggae et danse africaine l'inspiration de ce cours de ragga (et les habituées savent à quel point il est peu conventionnel d'enseigner le ragga!). Au programme de ce cours, un échauffement conçu comme une exploration des positions de confort du corps, pour apprendre à mieux placer son dos, son cou, son ventre, ses hanches, ses genoux, etc. Une fois ce moment de calme passé, Martha balance la sauce, du ragga, que du ragga, et du bon! Pour moi qui viens de la Guyane où on n'en écoute beaucoup, c'est un véritable retour aux sources. Et surtout de nombreuses chansons me replongent dans mes années lycée, voire collège, ou comment perdre 10 ans en 1h30! Côté technique, c'est un cours assez difficile. Je m'explique : au départ Martha explique le mouvement au ralenti, d'abord le twist avec les hanches, puis les mouvements de tête, enfin les bras qui vont avec, et puis les trois en même temps, hop hop hop, 1 2 3, ça va je gère. Puis elle balance : et maintenant sur les temps de la musique! Et là rien ne va plus, ça va hyper vite. Entre mouvements du haut et du bas du corps, je finis par tout remuer un grand coup (ça je sais faire) après on verra, tant que ça bouge c'est toujours ça de pris. Consternée par le bordel, voir le chaos survenu après le passage du rythme lent au rythme rapide, Martha a pitié de nous et redécompose le mouvement, patiemment. Et à la fin du cours, on apprend une choré! Bon là c'est pas hyper ragga, mais c'est quand même du bon, on bouge sur Hips don't lie et la choré est vraiment top, rien à voir avec les chorés de chagasse de l'ancienne prof à HEC (je dis ça pour Marie et Clarinette!). Beaucoup de bonheur! 1h30 de pure énergie. Je suis toujours triste quand le cours se termine! Et oui je n'en ai jamais assez de Sean Paul et de Shakira :)
Mon cours terminé, il est midi. Le temps de rentrer, de ranger un peu le bordel accumulé la semaine, il est l'heure de déjeuner et de faire la sacro sainte sieste qui me permets à la fois de récupérer de la veille mais aussi de prendre des forces pour la nuit qui s'annonce en général très longue. A mon réveil, je me dirige vers mon deuxième cours de la journée, celui de danse orientale. En chemin je passe devant la Sagrada Familia, et ça me mets déjà dans l'ambiance féérique qui m'attends dans le cours à venir. Ce cours commence par des étirements tout en douceur, d'abord au sol, puis debout. Puis on travaille le mouvement des bras, des mains. Après on travaille des séquences de rythme, avec accents. On continue avec les tremblements (bling bling), les accents (avec les hanches, la poitrine, l'épaule), les ondulations (chameau à l'endroit, à l'envers), les déplacements (pas éléphant). Et oui, en danse orientale, le nom des pas ne fait pas toujours rêver! Seul le résultat compte. On termine la partie de cours par une chorée sortie des mille et une nuits, une chorée qui nous rend belles et féminines, mais une chorée juste pour nous, que l'on garde précieusement dans le secret de notre salle de danse. A la fin des 1h30 qui passent toujours trop vite, on a le privilège de faire une vraie séance de relaxation, avec musique et bruit de l'eau, encens, massage sur le sol, position du foetus. Quand je sors de la salle, je me sens plus légère, et j'ai l'impression d'avoir été lavée de toutes les tensions et difficultés de la semaine, et je deviens papillon, laissant dans mon cocon les basses contrariétés du genre humain (et non, je n'ai pas fumé l'herbe magique de Ramiro!!!).
La danse c'est ça : un moment où le temps, enchanté, suspendu, n'a plus d'importance. Une petite parenthèse dans un quotidien souvent trop lourd. Un moment où l'on ne pense qu'à soi, à son corps, à son bien être. et où le reste du monde n'existe plus. Parfois échange, parfois égoïsme, la danse reste en tout cas toujours un immense plaisir pour moi...