Le jour où Bangkok faillit disparaitre sous les eaux

Publié le par marie blondinette

Hier soir, alors que je m'apprêtais à quitter le boulot, une pluie violente s'abattit sur Bangkok. Un orage monstrueux éclata (Célia en est témoin via msn, n'est ce pas ma choute ?). J'étais bouleversée, la foudre frappait, le tonnerre hurlait. Encore un peu et c'était l'apocalyspe, je vous jure. N'ayant toujours pas acheté de parapluie (je suis réfractaire de manière générale aux achats rationnels et censés, hein !), je décidai d'attendre, patiemment, que l'orage passe et que la pluie cesse pour enfin pouvoir quitter mon bureau.

Comme toujours en Thailande, la pluie finit par s'arrêter. Je quitte l'ambassade, toute guillerette, et achète au passage un plat de Papaya Salad pour la manger tranquillement chez moi. Mais alors que j'arrive dans la grande et longue Soi Sala Deng (qui relit Satorn de Silom, où se trouve le BTS), je constate que Sala Deng s'est transformée en pateogoire. Sympa, super sympa. Et floc ! je saute dans une  flaque. Je suis difficilement le trottoir, par endroit totalement inexistant tant il est recouvert d'eau, et tente tant bien que mal de sautiller sur mes tongs engorgées d'eau et suitantes. J'aperçois non loin deux thaies du bureau, qui m'ordonnent de faire demi-tour, afin de prendre le trottoir d'en face, car il n'y a plus de chemin sur celui ci ! Evidemment, pas moyen de traverser la piscine qui s'étend au milieu de la rue. Il faut rebrousser chemin, patiemment.

Les Thais sont d'une patience exquise, ou bien d'un optimisme à tout épreuve, à voir. Toujours est il que 5 minutes après avoir rencontré les thai du boulot, elles étaient encore là, à observer le flux et le reflux de l'eau à chaque passage de voitures, s'interrogeant sur le moment le plus indiqué pour traverser. 5 minutes encore plus tard,  elles attendaient encore, espérant de ne pas mouiller leurs pieds (ce qui s'avèrera absolument impensable, mais bon). Quant à moi, j'étais déjà partie, hein. Je n'allais tout de même pas dormir ici non plus.

Lorsque j'arrivai au BTS, j'avais l'impression d'avoir chaussé des patins pendant des heures ! J'étais toute raide, toute exténuée, après avoir jouer à saute mouton sur le strottoirs et les rues. Et de toute façon, je me demande bien pour quel résultat étant donné l'aspect dégueu de mes chaussures et mes pieds.

Mais en arrivant au BTS, je me sentis soulagée. Certes, cela avait été le chemin de la mort pour y parvenir, mais tout cela était derrière moi, oublié, dépassé !

Mais j'avais bien tort. Car en arrivant sur Sukhumvit, j'aperçus une masse de gens debout et immobiles, sur le parking de la station essence prêt du BTS. Cela me parut suspect. En descendant de quelques escaliers, je peux enfin voir ce qui les arrêtaient : Sukhumvit, sous les eaux. Je sentis que cela ne présageait rien de bon du tout. Si l'artère énorme de mon quartier ruisselait déjà d'eau, je n'osais imaginer l'état des Soi adjacentes...

Et ma Soi, ma petite Soi 1, complètement décharnée, inondée, nauséabonde ! Elle était méconaissable. Les motos n'osèrent plus s'y aventurer, et les voitures ralentirent. J'avais de l'eau jusqu'au genou, voir légèrement au dessus par moment. Je ne savais pas où je marchais (pied nus, car mes petite stongs ne sont pas sous marines, hein, elles ne tiennent pas sous l'eau !), ni s'il valait mieux marcher sur le trottoir et risquer de trébucher sans cesse vu l'état général des trottoirs en Thailande, ou s'ensevelir un peu plus au milieu de la rue. Et l'eau boueuse, noire, glauque...beurk !!!!!!!!!!!!!!!!!!

Les magazins sur ma soi étaient remplis d'eau, jusqu'au genou des vendeuses qui me sourirent comme d'habitude, mais d'un sourire un peu plus crispé cette fois ci. Les Thais avaient tous remonter leur pantalons le plus possible, et pataugeaient, tout comme moi, dans les méandres de détritus invisibles que l'eau transportait sûrement. D'une main, je portai ma papaya salade, de l'autre, mes chaussures. Mais je fis bien attention à ne pas tomber, malgré des sauts complètement inappropriés par moment, alors que le trottoir s'arrêtait abrutement, qui faillirent me mettre à l'eau plus d'une fois...

Alors, quand même, pour la postérité, j'ai pris quelques photos pour vous montrer... Ceci dit, au moment le plus critique de ma Soi, et là où les photos (s'il y avait eu de la lumière évidemment) auraient été les plus impressionnantes, j'étais bien incapable de sortir mon appareil photo, vous comprendrez bien pourquoi !

Allez, bisous...à de prochaines aventures !

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Publié dans à Bangkok...

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S
Moi je me demande combien de temps il a fallu pour que les eaux disparaissent, car à Dakar, plusieurs jours auraient été nécessaires!!!
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C
Alors là chouchoute, quand tu parlais de la pluie hier, j'étais loin, très loin de m'imaginer ça... Achète toi une combi de plongée, ça te sera plus utile qu'un parapluie!
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