Petite leçon dŽespagnol

Publié le par Célia

A tous ceux qui pensaient que l´espagnol d´Espagne et celui d´Amérique du sud sont très différents, je n´ai qu´une chose à dire : vous aviez entièrement raison! Quelques morceaux choisis :

  • En Espagne ainsi qu´en Amérique latine, courir se dit correr. Ce verbe tout à fait inoffensif prend un sens très différent utilisé sous sa forme réfléchie. Correrse pour un espagnol signifie jouir. Ainsi il sera de bon ton pour un homme de dire  à sa partenaire pendant l´amour : "correte"  (ie vas y chérie lache toi) ou encore "me voy a correr"  (traduction espagnole du fameux "je viens", prononcé en général par  l´homme épuisé par l´effort dans une ultime grimace violacée). De même, si un jeune homme espagnol vous dit "correte", vous pouvez être sure à 200% que ses intentions ne sont pas de vous ramener chez lui pour un scrabble, monopoly ou autre cluedo. Or en Amérique latine, le verbe correr n´a pas dévié de son sens initial ; il ne signifie rien d´autre que courir, voire se casser. Ainsi, si un jeune homme d´Amérique latine vous dit "correte", n´y voyez là aucune invitation ; il est en fait en train de vous inviter à vous casser, voir à déguerpir pronto parce que vous le soulez. Ainsi, de part et d´autre de l´Atlantique, la même interjection prend des sens diamétralement opposés...

 

  • En Espagne, prendre le bus se dit "coger el bus". On peut aussi "coger el avion", "coger el tren", ou encore "coger el taxi". En Amérique latine, coger signifie exclusivement baiser. Et là, attention aux confusions, car le même "me voy a coger el taxi" vous permettra de prendre le taxi en Espagne ou de vous taper le chauffeur en Amérique latine. Je fermerai cette parenthèse sur une explication historique afin qu´on ne m´accuse pas de faire un article uniquement branché cul ; lors de la colonistion de l´Amérique latine, les européens fraichement débarqués avaient pour habitude de choisir les autochtones les plus affriolantes pour se les taper, avec ou sans leur consentement (en général sans, but that´s not my point). Ils faisaient leur choix en se disant "me voy a coger està" ie je vais prendre celle -ci (oui je sais, ça fait un peu foire aux bestiaux mais c´est une réalité historique et je suis meilleure en histoire qu´en géographie (ou moins mauvaise (pourrais-je être encore plus mauvaise en quelquechose qu´en géographie?))). Ainsi, le verbe coger est resté dans l´esprit des colonisés associé au sexe!

Ah, les subtilités de la langue... Sur la photo vous pouvez voir le contexte de tant d´apprentissage de la langue espagnole : une soirée bien arrosée entre colloc et amis. De gauche à droite Ramiro (Colloc, Uruguay), Suzanna (Brésil), Paulo (Brésil), Laura (Colloc, Italie), Rosana (Italie), Bibifoc (moi quoi), et derrière l'appareil photo ma copine Aure (de l'avion).

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S
Sauf si il est très mignon...
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M
j'avais oublié le pépé barcelonais!<br /> j'ai bien pris note et ferais attention de ne pas prendre de taxi à BA... ;-)
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M
maud faut que tu prennes des notes ... ça pourrait t'être utile en argentine.<br /> merci célia d'élargir notre culture linguistique et historique. et de garnir notre blog par la même occasion. désolée hier j'était partie en vadrouille avec christophe dans la city qd tu m'as écrit sur msn.<br /> et bisous stéphane, eh oui london va devoir attendre quelques mois avant d'avoir la chance de m'accueillir.
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M
Ah ma petite celianounette ! quel article extraordinaire, ainsiq ue celui qui suit, oui là, juste au dessus pour les curieux ! J'avais effectivement remarqué, pendant notre court week end à barcelone sans toi (:-() combein les pépés barcelonais reluquaient amoureusement Maud pendant nos trajets de métros. Et le pire, c'est qu'ils s'escrimaient les saligauts à lui parler catalan (je pense que c'était un leurre grossier pour mater de plus belle, mais bon !), et Maud, toute mignonne qui répondait avec un grand sourire stoique, toutes les 5 secondes : "je ne comprends pas !".<br /> Evidemment, le vieux, loin de s'arrêter, continuait et continuait son discours sans queue ni tête, avec ses yeux pervers rivés bien au delà du visage de maud !<br /> bisous ...
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S
Ah je me suis bien marré en lisant cet article de Célia... Surtout le coup du taxi qui rappélera à certaines le coup de la panne à n'en pas douter. D'ailleurs faudrait expliquer aussi les subtilités du mot panne. <br /> Par contre, je suis persuadé du caractére sexuel totalement volontaire de l'article, hein ?<br /> Et je viens de comprendre pouquoi jobababa et pas lobababa. Désolé Marie (C pas L) mais je pensais que tu migrais vers le nord...
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