Mon stage à XXX - Bangkok City

Publié le par marie blondinette

Dans le cas où cet article viendrait à la connaissance de certaines personnes haute placées, je me dois de garder le silence sur le lieu réel où j’effectue actuellement un stage. Nous l’appellerons donc XXX  (non pas en souvenir de Polytechnique, évidemment, vous l’aurez compris). Je vous dirais simplement, afin de préserver l’anonymat de cette prestigieuse institution, qu’il y en a maintes autres dans le monde entier, qu’on n’est pas payé, et qu’on y glande pas mal. Je crois que ça veut tout dire…Et ainsi, eh bien, je ne finirai pas ma vie en prison, Dieu Merci. Vive XXX.

 

 

 

 

Depuis que je suis entrée à XXX, ma vie a changé. Ou pas. Pas trop en fait, sauf que je suis plus occupée dans la journée, et que j’ai Internet gratuitement, ce qui n’est déjà pas si mal. Bon, pour plus d’éclaircissements tout de même, je vais vous parler de ma Mission. J’ai été engagée pour réaliser une  étude sur le marché Thai de l’animation (super !), afin d’éventuellement, au cas où, mettre en place à plus au moins court ou long terme, un probable programme de collaboration franco-Thai, enfin seulement s’il y a le budget, hein ! Et encore plus éventuellement, l’idée serait de promouvoir l’animation Thai dans les autres pays alentour.

 

 

 

 

Jusqu’à aujourd’hui, mon stage s’est très bien déroulé. Mes journées se composent d’une à deux heures d’écriture de mails et d’articles de blog le matin, puis je fais des recherches internet pour le boulot (phase préalable, comme chacun sait, à tout étude de marché !), puis je déjeune avec les petites secrétaires Thais dans leur sublime cantine Thai, puis je continue mon texte de blog pendant environ 1H, puis je me remets à travailler (cette fois ci, il s’agit de lire les docs que j’ai choppé sur internet le matin même), puis Célia se connecte à msn, puis Marie parfois, puis Thomas, puis Vesna,  … enfin. Et vers 17H00, Stéphane commence à m’envoyer des mails. Puis arrive 18H, l’heure où la nuit tombe, l’heure où l’on peut décemment quitter le bureau. Ma journée, comme vous le constatez, est bien remplie. Malheureusement, je n’ai guère avancé sur mon étude entre temps. Bah oui, à force de glander, on ne peut guère s’en étonner. Quelques données par ci par là, quelques prises de contacts, nous verrons bien.

 

 

 

 

Géraldine ma boss est très gentille (c’est une VI de 25 ans !). Non seulement elle me laisse complètement autonome sur ma mission, c'est-à-dire ne me demande aucun compte à lui rendre !=), mais en plus, elle s’empresse de m’emmener à droite, à gauche, lors des réunions intéressantes, aux meeting des attachés culturels de l’UE, à la réunion sur le festival d’Art de BK, à la conférence de presse du World Film Festival…nous avons même fait un apéro avec des attachés culturels filles des ambassades alentour (cf photo ci-jointe, pour changer !). Je m’amuse bien en conclusion. 

 

 

 

 

Cependant, bad news…Je viens d’apprendre, de lire en fait, que le super méga événement qui devait lieu en Janvier (le TAM – Thailand Animation and Multimedia) tiendra sa section business seulement en Mars…ouh, quelle loose. Du coup, me voilà privée d’éventuels entretiens avec les organisateurs et de sources d’information, car ils sont en train de compiler les données du TAM 2006 (les bâtards, ils auraient pu le faire avant quand même !) et celles-ci ne seront disponibles que dans 3 mois…

 

 

Et bien voilà. Ce sont des choses qui arrivent, parfois. Mais tout de même, le TAM était censé être l’aboutissement final, le feu d’artifice de mon stage et la raison de vivre de mon étude. Alors je suis toute chamboulée, forcément…

 

 

 

 

Cependant, si le travail en soit n’est pas source d’inquiétude grâce aux multiples moyens de communication dont je dispose au bureau (oups ! merci Internet, et dire que j’ai failli ne point être connectée !!!), et si Géraldine est qqn de sincèrement gentil et sympathique, il y a qq points chez XXX que je me dois de dénoncer, pour le bien être des futurs stagiaires. Tout d’abord, c’est déjà une honte de me faire travailler sans me rémunérer d’aucune sorte. C’est vrai, quoi, tout travaille mérite salaire nous dirait Stéphane. Et je suis bien d’accord là-dessus…sur le principe tout au moins, car en réalité, j’ai accepté la mission en toute connaissance de cause. Mais la Thaïlande, la chaleur, l’attrait de ses plantes sauvages et de ses clubs délirants ! Enfin, vous comprenez, j’ai troqué mon salaire contre un stage-vacances, c’était le prix à payer…

 

 

 

 

Ceci dit, au-delà du salaire, nous pourrions avoir quelques bénéfices. Si je compare mon sort à celui des stagiaires de XXX à Dakar, je me sens quelques peu exploitée. Aucune machine de linge offerte, aucune carte consulaire quelconque nous permettant de faire des économies, rien, rien de rien. Et comble de la radinerie, nous sommes obligés d’acheter nos propres bouteilles d’eau au boulot, comme ci nous offrir de l’eau potable dans notre lieu de travail était au dessus de leur moyen !!! Ca j’avoue, m’a un peu refroidit. Sans compter que j’ai une 20 aine de feuilles blanches jusqu’à fin Novembre pour travailler. J’adore les coupes de budget…

 

 

 

 

Bon, néamoins, pour vous prouver la bonne ambiance qui règne malgré tout chez XXX, je vous mets en pièce jointe une photo de notre apéro filles-qui travaillent dans la culture open margharita, qui fut assez marrant…

 

 

 

 

Et voilà. XXX le lieu des bizarreries. Des radins et des sympas, de la glande et des vacances. Maintenant, vous savez tout. Prions pour que je ne finisse pas ma vie en prison après ces importantes révélations…

PS : ma boss, Géraldine, c'est celle tt à droite, avec le costume gris (car elle avait ce jour là RDV avec l'ambassadeur !)

 

 

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Publié dans à Bangkok...

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S
Chérie,<br /> je viens de lire cet article que je trouve fort bien. Très drôle et vivant! Par contre, je suis bien désolé d'apprendre que le TAM est déplacé... Et dire que tu as décalé le stage à cause de cela. Enfin bon, pas de chance... <br /> Je me garde les suivants pour demain...
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V
m'en fous moi ej ais faire du shopping avec un homme ce we! nananère!
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M
Alors, la cafet ici est totalement hors de prix pour la vague quaolité d'un speudo RU à la francaise (dc du luxe ! c'es(t pourquoi je vais manger Thai avec les Thais, maline comme je suis !) et le café de la cafet coute 33 baht (0,7 €), soit  tout de même plus cher que mon repas du midi !!!!<br /> Et Ves, tu sais quoi ? l'ambassadeur ne veut plus voir les stagiaires car la dernière fois, elles avaient fait uen "faute de gout vestimentaire". L'Humiliation supreme, quoi. Donc, pour les Ferrero Rocher, le mystère demeure total !!!<br /> ps : ouais, si tu étais là, c'est certain que tu claqueras tt ton salaire ici. Meme les fringues de designer coute max 30 €. Ca vaut le coup d'avoir un vetement unique, style et fashion à ce prix là !
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V
et j'ai une question de fou : est ce qu'il y a des ferrero rocher aux réceptions de XXX?<br /> non parce que bon c'est un peu un mythe keu même!
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F
Moi aussi g fait un stage chez XXX, d'accord à Bruxelles, d'accord c'était moins dur, mais moi aussi j'ai rencontré des radins... qui volaient mes stylos dans mes tirroirs (!!!) et même la cafet du même niveau que le RU je devais la payer... Tiens bon!
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