La rue des routards, des touristes et des voleurs

Publié le par Marie blondinette

Comme je viens enfin de récupérer un VRAI clavier (et pas un de ces QWERTY Thai tout pourris, qui ignorent tout simple ment les accents, les apostrophes et que sais je encore ! ), je me sens fin prête pour vous compter la suite de mes aventures.

Suite à un premier we très people (et c'est vrai Célia, sous la loi martiale, pas de rassemblement et pas d'alcool non plus, car l'armée craint que ses hommes se bourrent la gueule et tirent ensuite dans le tas, si si !), je me devais de reprendre une vie saine et pure. M'étant levée dimanche vers les coup de 14H30 plutôt péniblement (souvenez vous, j'avais passée la nuit à vous raconter mon arrivée), j'attendis Sara toute la journée, pour finalement apprendre qu'elle ne rentrerait que tard le soir. Un peu décontancée, énervée, fatiguée, je décidai de suivre les conseils de mon mentor asiatique, Pablo, roi invétéré des plans looses (enter autres), mais pas toujours. Je partis donc direction Khao San Road, décrite dans tous les guides comme la rue des routards, des aventuriers et des bandits en tout genre. Evidemment, au lieu de tout ça, j'arrivai dans une rue plein d'écriteaux lumineux, aux multiples bars pour expat, et des blancs, des blancs partout. Je suis tombée amoureuse. Pas des blancs, mais de cette rue que l'on trouve si vivante et qui m'a semblé si kitch, has been et surtout complètement surréaliste, avec ces lumières clignotantes, ces taxis en file, ces touristes tout naifs, la bouche en coeur, prets à se faire arnaquer par le premier venu...

Les rues tout autour se perdent vite en ruelles glauques et infâmes, où les guesthouses poussièreuses et malodorantes se succèdent. Dans ces petites ruelles, j'apercus des chats un peu cadavériques poursuivre des rats derrière les poubelles. C'était sympa...

Forte de mon expérience à Dakar, j'entrepris de négocier un Tuk Tuk pour le voyage du retour. Oui, un tuk tuk c'est ce genre de taxi un peu instable à trois roues, entre la calèche et la moto, sur lequel tu montes après avoir longuement prié dieu, mais quels frissons ! Au final, le seul pb des tuk tuk en question, c'est qu 'ils sont toujours plus chers que les taxi meters (avec compteurs...) et qu'ils tentent inévitablement d'arnaquer le touriste à fond, au point que c'est vraiment abusé. Enfin, étant venue en taxi, j'avais ma petiet idée du tarif en meter, et après maintes discussions digne de la grande Business Woman qu'HEC a fait de moi, hein ! j'obtins un bon prix, et hop ! A peine un signe de croix et j'étais partie à toute berzuingue, slalommant à travers les voitures, sur une roue, puis sur l'autre, les cheveux au vent comme dans les films hollywoodiens. Malheureusement pour mon chauffeur, il perdit en chemin son porte monnaie, tout son argent ! J'étais bien triste pour lui. Mais je voulus tout de même récupérer ma monnaie..

Khao San Road, pays des voyous. Pays des touristes oui ! Comme dit Pablo, 25 000 pers la nuit, dont 23 000 blancs...c'est exotique lorsque l'on vient comme moi d'un quartier 100% Thai !

Bon, la suite dans un prochain article...pour faire durer le plaisir

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Publié dans à Bangkok...

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M
Je précise bien evidemment que le commentaire précédent a été laisse par Pablo, non par moi-meme, car je serai alors pleine de contradictions...merci pour ces célairages fantasques il Pablito !<br />  
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M
Enfin l'intérêt de khaosan road c'est justement, après avoir halluciné béatement sur les panneaux lumineux (captivant il est vrai), d'aller se perdre ds les "ruelles glauques et sombres" vers l'ouest, jusqu'à la forteresse-maison-pour-clochards-dont-moi-un-temps qui s'étale en parc au bord de la Chao Prayang. Une fin de soirée très tard (genre 4h30-5h) peut se transformer en observation, très humble (j'imagine d'ici la marie bourrée qui hurle "oh que c'est chou") des vieux qui font leur tai qi au petit matin.
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