Bangkok et des Hommes

Publié le par marie blondinette

Eh non ! Mon arrivée ne fut pas épique...j'aurai bien aimé pourtant, cela m'aurait donné des choses à raconter. Mais non. Tout se passa le plus simplement du monde.

Tout commenca par Gulf Air et sa nourriture incroyablement bonne, ses sièges inclinables à fond (au désespoir de mon voisin de derrière), et ses multiples petites surprises bonus qui réchauffent le coeur (parmi elles, notons les agréables et fort utiles chaussettes pour dormir et la couverture tte douce ! ainsi que Le Da Vinci code sous titré arabe en prime, que je n'ai pas regardé, et tant mieux, Audrey Tautou avait l'air surnaturellement mauvaise pour le peu que j'en ai vu...).

A Barhein, personne ne m'a enlevée. Et je n'ai pas gagné de Ferrari à la loterie (désolée papa!). L'attente fut longue, la clim bien trop à fond, mais mon avion repartit, sans guerre de tracas majeurs. Et hop ! Direction Bangkok !!!

Et puis, bah, par la force des choses (et l'habilité du pilote), nous finimes par atterir en terre inconnue. Bangkok. Rien que ce nom résonnait en moi comme une bombe palpitante...Et quel aéroport ! Immense, insondable, incalculable. Un aéroport labyrinthe, comme dans les films. Mais là encore, rien. Je ne me suis même pas perdue, et à l'arrivée, j'ai bien reconnue la petite Sara qui m'attendait avec une pancarte de fortune où mon nom siégait, comme une  victoire. Nous partîmes donc, pimpantes, en direction de la voiture du chauffeur de l'ambassade, ce connard qui avait refusé de l'accomppagner à ma rencontre (et de porter la pancarte) parcequ'il est trop feignant. Enfin, passons. Ce n'est pas le cas de tous les thais, bien heureusement ! Enfin, nous sommes arrivées à son appartement.

L'arrivée fut donc des plus banales. La suite par contre mérite d'être racontée, car ma journée fut bien longue...je n'allais connaître les affres du sommeil qu'une vingtaine d'heures plus tard.

L'appartement de Sara est bien chouette en soi. Il est très sobre, avec un lit immense, où l'on dort ensemble d'ailleurs, puis un frigo, une salle de bain où la lumière prend souvent 15 minutes à s'allumer, et un balcon...un balcon incroyable (voir photo ci-joint!) d'où je pus me poser silencieusement, à contempler la ville (et prendre en photo en mémoire de Pablo tous les thais bizarres qui passaient sous mes yeux). Finalement, il n'y a rien de cet appart de bien fonctionnel, ni plaques, ni four, ni vaisselle à part 2 verres, ni tables, ni meubles. C'est un appart meublé très sobrement peut on dire, mais qui possède un certain charme du vétuste ...

Bref, après l'énoncé passionnant des meubles, passons aux gens. Certains me demanderont d'emblée si j'ai rencontré des Thais, ou bien si je suis paresseusement, peut on dire, rester avec des Francais. Eh bien pas du tout ! J'en ai rencontré, et des tas. Mais patience...

Ma première rencontre avec les thais (mis à part le chauffeur bougon et râleur, qui me demanda de payer le péage à sa place) se passa quelques temps après notre arrivée dans l'appart, quand le flux de paroles de Sara se fut légèrement tari pour aller plus à l'essentiel : trouver à manger.

Ce fut l'occasion de ma première rencontre avec les Thais (mis à part celle avec le chauffeur bougon et râleur, qui m'a quand meme demandé de lui donner l'argent du péage !!). En effet, nous eûmes l'orginale et lumineuse idée de manger de la nourriture Thai. Ah...quel bonheur. Avant d'entrer plus en avant dans les mérites de cette nourriture simple et excellente (à laquelle, qui sait, je dédierai peut être un article très prochain !) , sachez tout de même que les cantines de rues et les échoppes, semblables en apparence à celles de HK, sont de vrais délices dont on aurait bien tort de se priver ! C'est ainsi, qu'en commandant quelques brochettes, je fis ma première vraie rencontre Thai, entre langage des signes et sourire, une v raie première rencontre, toute simple. Miam !

Alors qu'ensuite, Sara fut contrainte de retourner travailler, j'envisageai de faire  une  petite sieste de qq minutes / heures pour me reposer. Mais comment aurais je pu, alors que derrière cette porte, en bas de ce balcon, battait le coeur vivant de Bangkok, insensé, exéburant, provocant?Je ne pus tenir très longtemps, et je claquais la porte de l'appartement, trop enthousiaste. Alors que je déambulais sans but dans les rues adjacentes de notre logement, ma seconde rencontre avec des Thais fut des sourires, des milliards de sourires lumineux qui se tournaient vers moi. Si les Thais ne sont  ni particulièrement gentils ou accueillants, on peut au moins leur accorder ceci : ils ont le sourire le plus beau du monde. Et rien pour ca, on les aime....on y peut rien.

Je me suis ensuite décidée à rejoindre l'alliance français, où se trouve le SCAC - le service culturel quoi ! (eh non ! il ne se trouve pas du tout à l'ambassade comme on aurait pu le croire, c'était un leurre !!! c'est comme même nettement plus loin de chez nous, ils auraient  pu nous prévenir avant les saligauds...). J'y rencontrai là-bas ma future boss, qui a effectivement l'air supercool et un peu faignasse sur les bords, petite visite fort sympathqie au demeurant, dont je vous parlerai en détail par la suite !

C'est ainsi que nous finimes par partir vers 10H en boîte, afin de goûter aux joies de la vie nocturne de BK. C'était ue n soirée rock, ce soir là, et deux groupes, un thai et un anglais devaient se produire. Précisons tout de même le caratère rarissime d'une telle soirée à BK, où les Thais sont actuellement nettement plus fans de R&B et de rap que de rock...Musique qui pourrait néanmoins plaire à ma petite Célia, j'en suis sûre ! Cette soirée fut extraordinaire, incroyable. J'y rencontrai des Thais, moultes Thai à la ronde, ainsi que des Français, des Allemands, des belges, des Germano-Thai beau gosse lovers...tellement de gens ! Ah, les amis Thai. Nous y voilà. Depuis le temps que vous les attendiez. La soirée s'écoula doucement en anglais donc, entre danse, cris, discussions animées, et Thais complètement bourrés parce qu'après la troisième bière...eh bien, ils ne sont plus tout à fait pareils, les pauvres !

Et voilà que le soleil se lève devant moi. Je n'ai pas pu résisté en découvrant par hasard la connexion internet miracle sur mon balcon, à 2H du mat ce matin. J'avais envie de tout vous raconter, tout de suite. J'aperçois en face de moi le Skytrain qui s'illumine de cette lumière dorée de l'aube, et les tours autrefois impressionnantes dans la nuit qui se révèlent toutes grises, toutes vétustes. Tout un monde qui se réveille ! Oui le soleil se lève, et je vous promets que bientôt je vous parlerai de Gene et ses potes, de ces night clubbers fous, de cette jeunesse dorée étrange.

Oui, bientôt, mais d'ici là, je cours m'endormir. Bonne nuit donc,

Marie

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Publié dans à Bangkok...

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C
Même sans photo ton article m'a fait voyager et m'a donné envie de faire la fête avec les thai! Bisous et courage pour la suite, même sans appareil photo je suis sure que ce sera top!!
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M
Malheureusement, j'ai perdu mon appareil photo...donc pas de photos... plus de photos;..bouh !!!!<br /> Marie
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S
Tout cela m'a l'air quand meme fort impressionant... Je suis sûr que cette ville est tellement excitante que l'on ne peut s'empêcher de reste éveillé longtemps, très longtemps...
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M
marie, quel dévouement !!! merci de pensez à nous et de nous donner de tes nouvelles alors que l'appel du lit était si tentant.<br /> bangkok a l'air complètement palpitant. par contre j'ai pas trouvé la photo dont tu parles. j'ai hâte de voir à quoi ça ressemble.<br />  
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